Allocution de SEM Charles FRIES Ambassadeur de France en Turquie à l’occasion de la cérémonie du 11 novembre 2016 Istanbul, cimetière de Feriköy

Mon Général,
Mesdames et Messieurs les Consuls généraux,
Mesdames et Messieurs les conseillers consulaires,
Messieurs les officiers,
Mesdames et messieurs les professeurs et les élèves
Chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier chaleureusement de votre présence et de votre recueillement à nos côtés ce matin. En cette journée du 11 novembre 2016, nous sommes rassemblés pour commémorer la Victoire et la Paix et pour rendre hommage à tous les Morts pour la France.

Il y a 98 ans, jour pour jour, le 11 novembre 1918 annonçait la fin des combats. Cette date mettait fin au long cortège de morts, de blessés, de mutilés, de traumatisés, de veuves et d’orphelins qui accompagnait la Grande Guerre depuis plus de quatre ans.

A cet égard, deux batailles de l’année 1916, dont la France commémore cette année le centenaire, ont profondément marqué les mémoires par l’ampleur des moyens déployés, des pertes subies et des souffrances endurées. A Verdun, où sont tombés des combattants venus de métropole, d’Outre-mer et des anciennes colonies, le chiffre des pertes dans les deux camps s’élève à 700 000. Aussi tragique que la bataille de Verdun, la bataille de la Somme causera la disparition d’un million d’hommes parmi lesquels des soldats australiens et néo-zélandais qui, pour beaucoup, venaient de combattre à Gallipoli.

Commémorer le 11 novembre, c’est exprimer notre reconnaissance et notre gratitude à tous ces soldats. C’est répondre à la nécessité du souvenir et de l’hommage aux morts et aux anciens combattants. En cette année 2016, nous célébrons ainsi le centenaire de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre qui continue d’œuvrer pour la reconnaissance, la solidarité et la réparation au profit de toutes les générations combattantes, y compris celle qui est aujourd’hui engagée dans les opérations extérieures de la France. L’année 2017 verra le lancement des travaux pour l’édification, à Paris, d’un monument national dédié à la mémoire de tous ceux qui sont morts pour la défense de notre pays et de ses valeurs.

Votre présence dans ce cimetière, ici à Istanbul, au milieu de ces tombes de soldats français et coloniaux morts pendant la Campagne de Crimée au milieu du XIXe siècle et pendant la première guerre mondiale, nous rappelle que nos deux pays ont autrefois été alliés mais qu’ils se sont aussi parfois combattus. Alors que la Turquie est frappée régulièrement par le terrorisme et que nous nous apprêtons à commémorer, en France, le premier anniversaire des attentats du 13 novembre 2015, célébrer ensemble le 11 novembre aujourd’hui, c’est se souvenir que la paix exige une détermination et une solidarité sans faille et que notre relation stratégique, aussi bien dans le cadre de l’OTAN que sur le plan bilatéral, est notre bien commun le plus précieux.

Je vous remercie encore pour votre participation à cette cérémonie et particulièrement vous, les jeunes des écoles françaises et francophones d’Istanbul. Vous nous rappelez, par votre présence, que l’éducation aide à développer un esprit critique, à se mobiliser en faveur de la paix et, grâce à une meilleure connaissance de notre histoire, à devenir des citoyens responsables pour édifier un monde meilleur.

Dernière modification : 14/11/2016

Haut de page