Allocution de l’Ambassadeur à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur à Mme Ümit Boyner, le 11 novembre 2013 [tr]

Madame la Présidente, Chère Ümit

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Bienvenue dans ce Palais de France qui symbolise à lui seul près de cinq siècles de présence française en Turquie. Nous sommes ici réunis ce soir pour célébrer une grande dame,
Mme Ümit Boyner.

Chère Ümit, conformément à la tradition, permettez-moi tout d’abord de rappeler en quelques mots votre parcours :

Un parcours professionnel qui commence aux Etats-Unis où vous partez à 17 ans pour étudier l’économie. Diplômée des universités de Rochester et Columbia, vous voulez rentrez en Turquie pour, je vous cite, « rendre à votre pays un peu de ce qu’il vous a donné ».

Après plusieurs postes dans le secteur de la finance, vous intégrez, en 1996, le groupe Boyner, pour y exercer la fonction de vice-présidente.

Parallèlement à vos responsabilités au sein de la Holding Boyner, vous intégrez le Conseil d’administration de la TÜSIAD en 2005 pour finalement en prendre la présidence en 2010.

Chacun aura noté que le « A » de TÜSIAD désigne les « Adamları », les « Hommes d’affaires ». C’était une belle réussite pour la féministe convaincue que vous êtes : présider l’association des Hommes d’affaires turcs.

C’est aussi le symbole d’une réalité trop méconnue en Europe : en Turquie, en effet, on peut être femme, mère, accéder aux plus hautes responsabilités de l’un des plus grands groupes turcs et être impliquée dans la vie de sa cité. On peut même faire de la boxe Thaï, l’un de vos sports préférés, mais ce n’est pas indispensable !

Au sein de la TÜSIAD, vous oeuvrez sans relâche pour encourager la Turquie sur la voie des réformes démocratiques, notamment dans le cadre de son processus de négociation d’adhésion à l’Union européenne.

Sous votre impulsion, l’Institut du Bosphore, auquel le ministre des Affaires européennes, Thierry Repentin, a participé en septembre dernier, est devenu un rendez-vous majeur de notre agenda bilatéral.

Au-delà du monde des affaires, vous êtes très engagée dans le domaine associatif. Vous êtes ainsi membre fondatrice de l’association des femmes entrepreneurs (KAGIDER), membre du conseil d’administration de l’Institut turc des bénévoles de l’éducation et de l’Institut turc d’archéologie nautique (TINA). Vous êtes également engagée dans la cause contre l’autisme au sein de la Tohum Otizm Vakfı.

Si on devait essayer de résumer ce discours en un mot, ce serait sans nul doute : engagement : engagement pour votre pays, engagement pour vos convictions, engagement pour la cause européenne, engagement pour la cause des femmes…

Chacun sait désormais en Turquie quelle femme de conviction vous êtes. Votre enthousiasme et votre dynamisme ont valeur d’exemple pour la jeunesse turque. Ils sont également les meilleurs ambassadeurs de l’image de la Turquie à travers le monde.

En France, un vieil adage, sans doute un peu machiste, dit que « derrière chaque grand homme se cache une grande dame ». Ici, ce soir, je suis ravi de pouvoir dire qu’en Turquie, derrière une grande dame se cache un grand homme. Cet homme, c’est naturellement Cem, votre époux, qui fut également Président de la TÜSIAD (1989-1991). Votre père et votre grand-père ont également joué un rôle déterminant dans votre parcours, en vous inculquant notamment le goût pour la chose politique.

Chère Ümit, la France s’honore de pouvoir vous compter parmi ses amis. Des amis qui, par beau temps, comme lors des avis de tempête, sont présents. Qui sont des interlocuteurs sincères et francs. C’est ce dialogue avec la France que nous voulons ici ce soir célébrer pour mieux le perpétuer.

Mme Ümit BOYNER, nous vous remettons les insignes de Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur./.

Dernière modification : 13/11/2013

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