Commémoration du "Traité de l’Elysée" [tr]

Discours de l’Ambassadeur

Monsieur l’Ambassadeur, cher Eberhardt,
Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir tout particulier de célébrer aujourd’hui le 49ème anniversaire du Traité de l’Elysée.

Moins de vingt ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, ce traité a scellé la réconciliation franco-allemande.

La force symbolique de ce traité est immense, car elle est source d’espoir pour tous ceux qui croient que les antagonismes du passé ne peuvent pas être surmontés.

Né moi-même en Allemagne, où mon père était soldat, j’ai toujours vu dans la poursuite de l’amitié franco-allemande un devoir moral.

Les mémoires sont souvent conflictuelles. C’est grâce à des dirigeants visionnaires que notre amitié a été possible. Ils étaient allemands, ils étaient français. Ils aimaient leur pays, c’étaient des patriotes. Et pourtant, ils ont su trouver les gestes et les mots de compassion pour reconnaître les souffrances de l’autre. Pour panser les plaies ouvertes par les tragédies de l’histoire, ils ont su toucher les cœurs. En reconnaissant les erreurs du passé, ils se sont non seulement grandis eux-mêmes, ils ont grandi leur patrie.

Ce soir, nous rendons hommage au Général de Gaulle et au Chancelier Adenauer. A la suite de leur exemple, plusieurs générations de couples franco-allemands ont, dans la fidélité à leur héritage spirituel, contribué à façonner l’Europe. MM. Willy Brandt-Georges Pompidou ; Helmut Schmidt-Valery Giscard d’Estaing ; Helmut Kohl-François Mitterrand ; Gerhardt Schroeder–Jacques Chirac et aujourd’hui Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, chacun de ces couples a été associé à une étape majeure de la construction européenne. Grâce à eux, l’Allemagne et la France portent ensemble le projet européen.

Je vous remercie d’être venus célébrer cette amitié franco-allemande avec nous, je vous souhaite une soirée agréable et instructive et je passe la parole à mon ami Eberhardt.

Dernière modification : 08/02/2012

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