Conditions de tournage en Turquie

Le régime d’autorisation varie, en Turquie, selon l’objet et la nature du tournage.

Régime général :

- Les journalistes souhaitant effectuer des prises de vues ou de son en Turquie doivent entrer en contact avec la Direction Générale de la Presse et de l’Information (DGPI) du Premier Ministère ainsi qu’avec la Direction Générale de l’Information du Ministère des Affaires étrangères. Ces deux interlocuteurs peuvent être saisis soit, depuis la France, par l’intermédiaire du Conseiller de presse de l’Ambassade de Turquie à Paris : M. Derya Tutumel, tél. 01 45 25 02 62 ; fax. 01 45 25 10 04 ; mél : turquie.presse@wanadoo.fr ; soit, en Turquie, par l’intermédiaire de l’Ambassade. La DGPI délivre les accréditations temporaires ou permanentes. C’est la DGPI, concurremment avec la Direction Générale de l’Information du Ministère des Affaires étrangères, qui est également compétente pour les demandes d’interviews.

- Les journalistes s’étant vus délivrer une accréditation temporaire peuvent importer en franchise de douane leur matériel professionnel pour la durée de leur mission. Au terme de celle-ci, l’ensemble du matériel doit être re-exporté et ne peut ni être cédé ni être vendu. Le matériel doit être enregistré sur un carnet international ATA afin de pouvoir être importé en Turquie. Des conditions dérogatoires s’appliquent pour les journalistes bénéficiant d’une accréditation permanente.

Conditions particulières pour les tournages sur les sites archéologiques ou pour les productions cinématographiques ou documentaires :

- Les tournages sur des sites archéologiques font l’objet d’autorisations spéciales qui sont délivrées par le Ministère des Affaires étrangères qui doit être saisi par l’intermédiaire de l’Ambassade.

- Les productions cinématographiques ou documentaires sont régies par un nouveau règlement adopté à l’été 2005 qui prévoit que les autorisations de tournage sont délivrées par la Direction générale du Cinéma et des droits d’auteur du Ministère du Tourisme et de la culture. Ces autorisations doivent être demandées dans un délai d’au moins deux mois, en remplissant un formulaire ad hoc. Les conditions peuvent varier dans le cadre des co-productions, pour lesquelles il convient aussi de déposer une demande au Ministère du tourisme et de la culture qui l’examine selon des barèmes prédéfinis. Si la part du producteur local est supérieure ou égale à 51 %, le régime général s’applique et les autorisations de tournage sont délivrées par le sous-préfet du lieu où se produit le tournage. Certains lieux nécessitent des autorisations spéciales qui doivent être demandées aux administrations dont ils dépendent.

L’expérience montre qu’il convient de faire preuve de la plus grande prudence avant d’envisager tout tournage sur des lieux considérés comme sensibles : installations militaires, postes de douane ou plus généralement dans les régions frontalières. Il est également recommandé d’entrer en contact avec les autorités administratives locales (préfecture).

Dernière modification : 02/03/2011

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