Discours à l’occasion de la décoration du Prof. Yavuz Tekelioğlu, le 11 octobre 2012 [tr]

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs,

Cher Yavuz Tekelioğlu, Hocam,

C’est un plaisir pour moi d’être avec vous ce soir à l’occasion de la remise des insignes d’Officier des Palmes académiques à Yavuz Tekelioğlu. En effet, ce n’est pas seulement un universitaire et chercheur de talent que nous célébrons aujourd’hui mais aussi un francophile exemplaire.

L’ordre des Palmes académiques a été créé en 1808 par un décret impérial de l’Empereur Napoléon Premier. Il est aujourd’hui présidé par le Ministre de l’Education Nationale. A l’étranger, il récompense les personnalités qui « contribuent effectivement à l’expansion intellectuelle, scientifique et artistique de la France dans le monde ».

Monsieur le professeur,

C’est dans cet ordre prestigieux, dont vous avez été fait chevalier il y a déjà 20 ans, que votre travail et votre parcours vous valent d’être promu aujourd’hui au grade d’Officier.
Conformément à la tradition, permettez-moi de rappeler brièvement votre parcours.

Votre carrière académique est en effet exemplaire. Après des études d’agronomie à l’Université de Montpellier 1, vous avez effectué l’essentiel de votre brillante carrière en Turquie, d’abord à Ankara avant de rejoindre Antalya.

La distance ne vous a pas éloigné de la France. Depuis plus de 20 ans, vous collaborez étroitement avec des enseignants-chercheurs français et favorisez les échanges académiques entre nos deux pays. Au sein de l’Université Akdeniz que j’ai eu le plaisir de visiter aujourd’hui, vous avez œuvré à la création de deux structures francophones : le Département des relations internationales et l’Ecole supérieure de tourisme et d’hôtellerie. Vous avez, en outre, publié un nombre remarquable d’articles et de livres en Français. Parmi vos autres réalisations, je dois citer le Centre de Recherches Economiques des Pays Méditerranéens, qui permet aux scientifiques du pourtour méditerranéen de collaborer autour de cette mer qui, depuis l’Antiquité, relie les hommes et les cultures.

Vous avez si bien travaillé qu’au-delà même de vos étudiants, vous avez su transmettre votre francophilie à votre famille. Votre fils est ainsi membre d’un groupe de Jazz parisien – « Quand la diva s’en va » - et votre fille auteure d’un roman écrit en Français.

Cher Yavuz, Hocam,

De cette Méditerranée, auprès de laquelle vous vous êtes installés, vous avez la sympathie, la chaleur et l’ouverture d’esprit qui caractérise ses riverains.

Depuis que mon épouse Sabine et moi-même nous avons rencontré il y a un peu plus de 15 ans, nous avons été frappé par votre gentillesse, votre disponibilité et votre volonté de faire vivre la francophonie et l’amitié franco-turque.

Que cette haute distinction des Palmes Académiques, qui traduit la reconnaissance de la République Française, puisse contribuer à ces objectifs !

Monsieur Yavuz Tekelioğlu, au nom du Ministre de l’Education nationale, j’ai l’honneur de vous remettre les insignes d’Officier dans l’ordre des Palmes académiques

Dernière modification : 18/10/2012

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