Discours de M. l’Ambassadeur à l’occasion des commémorations du 11 novembre 1918

Mon Général,
Mesdames et Messieurs les Consuls généraux,
Mesdames et Messieurs les conseillers consulaires,
Messieurs les officiers,
Mesdames et messieurs les professeurs et les élèves
Chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier chaleureusement de votre présence et de votre recueillement à nos côtés ce matin.
Le 11 novembre 1915, il y a cent ans, la France, l’Europe et une partie du monde étaient engagées depuis près de quinze mois dans ce qui allait devenir la Première Guerre mondiale.
Les combats s’intensifiaient en France, dans les régions de Champagne, d’Artois et dans les Vosges, mais aussi sur le front d’Orient, aux Dardanelles. L’année 1915 sera la plus meurtrière de tout le conflit.
Au cours de l’année 1916, la France connaîtra deux batailles qui marqueront à jamais ses paysages et les familles de millions de soldats : à Verdun où sont tombés des combattants venus de métropole, d’Outre-mer et des anciennes colonies, le chiffre des pertes dans les deux camps s’élève à 700 000 ; dans la Somme, les pertes atteindront le million et toucheront également des soldats australiens et neo-zélandais qui venaient pour beaucoup de Gallipoli, ainsi que des Africains du Sud, des Britanniques, des Canadiens et des Irlandais.
Nous commémorerons ces deux événements en mai et juillet prochain en France. Ce sera une nouvelle fois l’occasion de mesurer à quels extrêmes le nationalisme a conduit l’Europe et de rappeler le sacrifice qui a marqué toutes nos familles, dont la longue liste des victimes s’égrène sur les monuments aux morts de tous nos villages.
Tous les « morts pour la France », hier dans la Grande Guerre, dans la Seconde Guerre mondiale, dans les guerres de décolonisation, aujourd’hui dans les opérations extérieures, sont désormais réunis dans le souvenir et dans l’hommage de notre pays.
Ne pas les oublier, et transmettre le message mémoriel aux jeunes générations est notre devoir et relève de notre responsabilité collective.
Car la paix est l’affaire de tous. Parfois nous nous sommes combattus, parfois nous avons été alliés. La France et la Turquie ne font pas exception. Nous étions alliés en Crimée au milieu du XIXème siècle, et de nombreux soldats français et coloniaux morts pendant cette campagne reposent dans ce cimetière. Nous avons aussi été ennemis, notamment aux Dardanelles. Nous avons tous su dépasser ces événements et, depuis des décennies, nous participons ensemble, dans un esprit de fraternité et de réconciliation, à cette lutte incessante pour la paix.
Je vous remercie tous de votre présence, spécialement vous, les jeunes des écoles francophones d’Istanbul. Sachez que la paix demande des efforts partagés et continuels, car elle est difficile à atteindre et toujours fragile à maintenir. Demain, la paix aura besoin de votre enthousiasme, de votre intelligence, de votre générosité pour inventer un monde meilleur.

Let me thank you all for your presence today as a mark of respect to our soldiers fallen during the "great war". This year we commemorate 1915, the bloodiest year of the First World War. And 1916 will be for France and also for lots of Commonwealth countries the remembrance of battles of Verdun and la Somme where each French families suffered big losses. Also where lots of ANZAC soldiers came after withdrawing from Gallipoli and died on the French soil.
Not to forget them is one of our main duty. And to transmit this message to next generations is our responsibility ! The young generations have to understand how much Peace needs our long-lasting efforts.

Değerli dostlar bugün burada bizimle olduğunuz için hepinize teşekkür ederim.

Dernière modification : 11/11/2015

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